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2003

Ehr Ya

flûte contrebasse en ut et électronique
  • Frédéric Kahn (1966)

Durée
6 min

Les origines des flûtes sont connues grâce à des documents qui se présentent de la manière suivante : flûte droite (représentations chez les Sumériens et en Egypte au IIIe millénaire av. J.C. ; dispersion actuelle : Asie, Afrique), flûte oblique (représentation en Egypte dès le IIIe millénaire ; dispersion actuelle : Asie, Afrique, Europe, Amérique du Sud), flûte à encoches (dispersion actuelle : Pérou, Afrique Centrale, Extrême-Orient), flûte traversière (apparition au IXe siècle av. J.C. d'un signe chinois dont l'interprétation traditionnelle est expliquée au IIIe siècle après J.C. par Kouo l'ou dans ses Annotations au lexique Erh-Ya ; représentations en Etrurie au IIe siècle av. J.C.)

Frédéric Kahn, Erh-Ya, inédit

 

La pièce offre une exploitation habile des potentialités de la flûte contrebasse en une riche palette de dynamique du timbre, mais aussi, par contraste, un jeu lisse et décharné. Ces qualités, exacerbées ici par l’amplification, mettent en jeu un dramatisme efficace, par le contraste et la variété des éléments de base, et l'accroissement progressif de la tension musicale à travers leur développement. En effet, ceux-ci, bien qu'existant aussi à la grande flûte en ut, prennent alors une dimension nouvelle dans la création. Avec Erh-Ya, Frédéric Kahn a cherché à saisir les phénomènes dynamiques timbre de la flûte, particulièrement mis en valeur par la tessiture de l’instrument contrebasse et le calibre de son tuyau, qui fait office de résonateur. Afin qu’ils soient bien perceptibles pour l’auditeur, ils ont été en outre amplifiés. On pénètre ainsi dans l'intimité du son de la flûte.

à propos d'Erh-Ya, dans l'Analyse Musicale, extrait d'une analyse par Olivier Class