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1996

Femme et oiseaux (hommage à Joan Miro)

pour ensemble
Effectif détaillé
piano solo, flûte, hautbois, clarinette, basson, deux violons, alto et violoncelle
Durée
12 min

L’œuvre est composée pour le 10ème anniversaire du festival Dresdner Tage der Zeitgenössischen musik (Les journées de la musique contemporaine de Dresde). Les deux quatuors sont traités en tant que deux couches sonores autonomes. Le piano crée une sensation d’une improvisation libre du soliste qui mène un dialogue avec deux quatuors.

Le sous-titre de l’œuvre est « Hommage à Joan Miro ». Joan Miro, tout comme Paul Klee, est l’un des peintres du XXe siècle qui m’est très proche. Tout au long de sa vie il revenait vers le sujet de « femme et oiseaux » et ses nombreuses variantes Femmes entourées par le vol d’un oiseau (1940), Femme et oiseaux dans la nuit (1968), Femme et oiseaux au petit jour (1946), Femme et oiseau devant le soleil (1972), une sculpture Femme et oiseau dans un parc à Barcelone (1982), etc.

Mon œuvre n’a pas de programme littéraire mais les idées fondamentales de sa composition viennent de la peinture. La couleur est exposée ici tantôt en des couches sonores, tantôt en taches (comme dans l’art graphique) et surtout,  porte en elle l’essentiel de l’information musicale. Il n’y a pas ici d’évocations directes de tel ou tel tableau de Joan Miro ; toutefois, il y a quelques allusions. Tout comme dans Trois tableaux de Paul Klee, je n’ai rien « reproduit » mais cherché à créer une analogie musicale à certains tableaux.

La multi-dimensionnalité de l’espace, dont Klee fut si préoccupé, existe également, sous telle ou telle résolution, dans l’œuvre de Miro. L’espace musical de Femme et oiseaux est tout à fait différent de celui de Trois tableaux de Paul Klee. Les oiseaux ici ne ressemblent pas à ceux de Messiaen : ils sont comparables plutôt aux oiseaux que j’ai créés dans ma seule œuvre « ornithologique », Chant d’oiseaux, pour piano préparé et bande magnétique (1969).