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2017
création mondiale

Ochres II

Effectif détaillé
1 flûte (aussi piccolo et alto), 1 hautbois, 2 clarinettes (sib), cor, trompette, trombone, 1 percussionniste, harpe, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse.
Durée
15 min

Rouge, orange, or, parfois même pourpre.

Les couches d'ocre produisent un paysage magique.

Quiconque a déjà parcouru les sentiers ocre du Roussillon n'oubliera jamais ce flot de couleurs, proche de l'extase. Ce pigment ocre, qui était déjà utilisé dans la préhistoire par les artistes qui peignaient sur la roche, continue de nous fasciner.

 

 

Ochres II est un concerto trio pour flûte, hautbois et clarinette.

Ces trois instruments à vent, qui ont chacun leur propre timbre, m'évoquent les gammes d'ocre et leurs irisations.

L'ensemble étendra le trio en une forme de méta-instrument à travers plusieurs aspects :

La construction de l'harmonie de cette pièce est créée par la multi-phonique des trois instruments à vent, eux mêmes soutenus par l'Ensemble Orchestral Contemporain.

En combinant des effets bisbigliando, multi-phoniques et divers glissando de ce trio d’instruments fondus dans l'ensemble, les nuances possibles sont infinies.

 

La coloration des pigments ocres est produite par absorption et par rémission (diffusion ou réflexion) de certaines composantes fréquentielles de la lumière visible. De façon analogue en musique, les spectres acoustiques de la pièce sont ici formés autour de cette couleur si particulière.

 

En plus des matériaux sonores riches de divers timbres et partitions, un aspect de forme qui confine à la peinture, joue son propre rôle:

Le trio se pulvérise et tombe sur une toile imaginaire, puis chaque événement est développé, élargi et relié par l'ensemble orchestral. Tout comme un spectateur devant un tableau de Jackson Pollocks qui peut jeter un coup d'œil distant ou s'approcher et s'immerger dans la toile, la pièce prend une forme multidimensionnelle avec une dramaturgie de zooms avant et arrière.