©Alice Blangero

Retour sur les Miniatures

Coproduction Ensemble Orchestral Contemporain, Ballets de Monte-Carlo et Festival Printemps des Arts

Des spectacles riches en créativité

©Alice Blangero

Du 16 au 19 avril 2026, l’Ensemble Orchestral Contemporain a fait danser les Ballets de Monte-Carlo au cours de cinq représentations des Miniatures, dans le cadre du festival Printemps des Arts de Monte-Carlo.

Les Miniatures ont été imaginées en 2004 par le chorégraphe Jean-Christophe Maillot. Six pièces musicales contemporaines, qui n’avaient pas été composées pour la danse, avaient été proposées à des artistes chorégraphes dans l’objectif de créer des ballets miniatures.

En 2026, de nouvelles Miniatures ont vu le jour et ont été l’occasion pour le chorégraphe d’inviter à ses côtés des « amis de la compagnie », quatre anciens danseurs des Ballets de Monte-Carlo, passés de l’autre côté du rideau pour, à leur tour, mettre en mouvement ce qu’ils entendaient. Les compositeurs Ramon Lazkano, Martin Matalon, Violeta Cruz, Bruno Mantovani, Aurélien Dumont et Misato Mochizuki ont œuvré à composer des pièces uniques, empreintes d’identités singulières et d’inspirations hétéroclites.

Ces nouvelles Miniatures ont créé la surprise en étant tantôt poétiques, tantôt cyniques, loufoques, inquiétantes ou délicates. Ainsi, les corps-à-corps et les rejets sur Lur-Iztalak de Lazkano côtoyaient les jeux de miroirs et d’ombres sur Caravansérail de Matalon. L’œuvre de Cruz, Huit carrés rouges, est devenue organique sous le nom d’Anémones, tandis que rires et réticence se frôlaient à l’arrivée d’un homme âgé et de bambins sur L’ivresse, pièce de Mantovani. Baignée de lumière verte, Steps for Bea(s)ts the Never Were de Dumont présentait quant à elle une atmosphère inquiétante et des danseuses siamoises sous le regard d’une créature décharnée, avant de laisser la place à la beauté du temps et à la délicatesse lors de Sakiwai – Wabi-sabi bloom de Mochizuki.

Fortes de leur créativité, les Miniatures ont fait salle comble et ont su, depuis, charmer les passionnés tant de musique que de danse, de Monaco à Saint-Étienne.

« Le plaisir, lui, n’est pas miniature. » — Pierre Barbancey pour L’Humanité

dans

La presse

MonacoInfo

En présence du Prince Souverain, les Ballets de Monte-Carlo ont dévoilé une série de créations originales : « Miniatures », la nouvelle proposition des Ballets de Monte-Carlo à la Salle Garnier.

 

Pierre Barbancey
Journaliste, l'Humanité

L’Ensemble Orchestral Contemporain, qui accompagne les danseurs des Ballets de Monte-Carlo, toujours aussi souple et inventif, sous la baguette de Bruno Mantovani, permet ce lien entre les différentes miniatures, comme un patchwork animé ou un cadavre exquis nouveau genre. Le plaisir, lui, n’est pas miniature.

Carlo Schreiber
Journaliste, Crescendo

L’Ensemble Orchestral Contemporain, fidèle à sa réputation d’excellence dans les répertoires des XXe et XXIe siècles, impressionne par la précision de son jeu et l’intensité de son engagement. Chaque miniature, d’une dizaine de minutes, compose ainsi un kaléidoscope dense et contrasté.

Au sortir de la salle, une impression demeure : celle d’un objet artistique rare.

Caroline Charron
Journaliste, ResMusica

Au total, un exercice ludique très réussi qui donne à voir le travail et l’univers d’artistes talentueux.

En coproduction