Lucas Sonzogni
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Date de création
2023
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Durée
14'
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Effectif détaillé
Chœur et violoncelle seul
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description
La réverbération « infinie » de l’église Saint-Pierre Le Corbusier Firminy inspire une métaphore de l’éternité. Cette durée de la réverbération acoustique devient une image de l’éternité spirituelle qui émane d’un tel lieu. Ainsi, cette œuvre croise ce concept d’« éternité » avec celui d’« équinoxe », thème du festival 2023.
Moment où le jour et la nuit ont la même durée, l’équinoxe se transforme en axe de symétrie temporel, point d’où les éternités passées et futures se contemplent avec la même appréhension, point où deux altérités se font face. Le temps se suspend, le jour n’est plus une fin à la nuit, la nuit n’est plus une fin au jour, ils deviennent une dualité complémentaire.
« Eternité », « axe de symétrie » et « dualité » sont les trois concepts qui jalonnent ontologiquement l’œuvre. Ils sont dans le texte, dans les échelles de hauteurs, dans la structure, dans les motifs et leurs interactions. Ils ont motivé l’écriture de la pièce et peuvent en motiver l’interprétation. Spiritualité, contemplation béate du cosmos, amour : autant d’ouvertures offertes par ces trois concepts fondateurs.
La spatialisation joue un rôle important. La partition laisse beaucoup de place à de potentiels mouvements des choristes, ou à un large panoramique. Ces mouvements, en plus de mettre en évidence les éléments musicaux présents dans la pièce, contrasteraient avec le violoncelle, point fixe dans cet espace. Le choix du violoncelle pour accompagner le chœur est motivé par sa complémentarité spectrale avec le chœur, et par le rapport acoustique de la réverbération de l’église qui met en avant les fréquences de son registre. Par le violoncelle, c’est l’église qui chante. Lucas Sonzogni