Carmine-Emanuele Cella
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Date de création
2014
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Date de composition
2014
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Durée
10'
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Effectif détaillé
1 flûte, 1 clarinette, 1 basson, 1 cor, 1 percussions, 2 violon, 1 alto, 1 violoncelle
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description
Création par l’Ensemble Orchestral Contemporain à l’auditorium Reina Sofia, Madrid, 19 mai 2014
La pièce est extraite d’un travail en cours, opéra de chambre avec électronique, projet pour la résidence de l’Académie de France à Madrid – Casa de Velazquez, qui relate une histoire partisane de la seconde guerre mondiale.
La mémoire de l’eau est un épisode instrumental imaginé pour l’une des scènes clés de l’opéra.
Le titre s’inspire du fait que la scène se déroule sur la rive de la mer près d’un billot : les trois protagonistes principaux, partisans capturés par les forces fascistes, sont fusillés nus après avoir été forcés de creuser leur propre tombe. L’eau devient alors témoin et mémoire du drame.L’écriture utilisée dans cette pièce ne s’inscrit pas dans un temps linéaire mais dans l’instant et l’infini. Le temps est étiré ; il dépasse la simple forme et le concept de développement pour devenir le présent.
Les variations des répétitions et le rythme démantelé tout au long de la pièce brouillent la mémoire et de la même manière déroutent l’attente.
On ne peut imaginer ce qui vient, sans mémoire et sans prescience et alors que le temps se désagrège pour devenir le seul moment où tout est, a été et sera.
La forme de la pièce expérimente une sorte de raréfaction continue dans laquelle l’idée musicale est toujours plus diluée comme une goutte de sang dans l’eau.Cette pièce est dédicacée à Béatrice Monfort, pour tous les mots qu’elle n’a jamais dit. Carmine-Emanuele Cella
Éditions Suvini Zerboni