Pluie, Vapeur, Vitesse
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2007
10'
Flûte, clarinette, piano, violon, alto, violoncelle
Une […] toile de Turner, Pluie, vapeur, vitesse, suggère à Édith Canat de Chizy une œuvre toute de vibrations, éclats, stridences, en étrange contraste avec l’énigme de ce tableau dont les détails ne se révèlent à l’œil du spectateur qu’au terme d’une patiente observation, le seul repère lisible au premier abord étant la cheminée de la locomotive. Dans ce mouvement comparable à la mise au point d’un objectif photographique, cette toile répond étonnamment à un des principes compositionnels chers à Édith Canat de Chizy, le passage du flou au net. S’y ajoute cette saisissante impression d’espace traduite par des fusées d’appels des vents vers l’aigu où, comme le rappelle Soulages, « l’espace est une dynamique de l’imagination. » Et son corollaire, le temps, est martelé à la fin de la pièce par une note obstinée du piano, dont la frappe crescendo apparaît comme une soudaine trouée de lumière. François Porcile
Dans Pluie, vapeur, vitesse, le matériau se construit à partir d’un élément précis (par exemple les trilles et attaques du début), diffracté peu à peu en de multiples résonances, telle la structure de cette autre toile de Turner. Ici, on pourrait rapprocher la diagonale de ce chemin de fer de l’idée de « trajectoire » indissociable
du geste instrumental. L’une et l’autre contribuent à accentuer la sensation de mouvement, illustrée ici par le terme de « vitesse ». De même, la pièce reprend les trois termes du titre du tableau : 1 : Pluie, 2 : vapeur, 3 : vitesse. Édith Canat de Chizy
Éditions Henry Lemoine