Gustav Mahler
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Date de composition
1904
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Durée
80'
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Effectif détaillé
Flûte, hautbois, clarinette (2), basson, cor (2), trompette, percussions (2), timbalier, accordéon, harpe, piano, violon (2), alto, violoncelle, contrebasse
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description
Dans la trilogie constituée par les trois symphonies instrumentales, la Septième constitue un cas particulier, un cas extrême, le point le plus avancé du modernisme de Mahler. Au premier abord, on a peine à y déceler la moindre ligne conductrice, la moindre unité d’intention qui puisse entièrement justifier la réunion de cinq morceaux aussi disparates. Ce compositeur qui jamais ne recula devant l’excès, atteint ici l’extrême pointe de son évolution, avec un premier mouvement qui est le plus moderne de toute son œuvre ; avec ensuite un morceau qui mêle toutes les réminiscences et tous les symboles dans son évocation d’un passé romantique (première Nachtmusik) ; avec le plus démoniaque et le plus terrifiant de tous ses Scherzos ; et avec la plus « faussement innocente » de ses idylles symphoniques (seconde Nachtmusik) ; et enfin avec le plus dément, le plus « dévié », le plus « fêlé », le plus provocant de tous ses Finales. D’après les commentaires d’Henry-Louis de La Grange (Société Gustav Mahler France)
Arrangement et transcription de Klaus Simon pour orchestre de chambre · 2014