Ti, ci, ti, ti, timptru

Variations pour soli et ensemble

Ti, ci, ti, ti, timptru / Marc Monnet
1947 - France

Marc Monnet

1947 - France
  • Date de composition

    2020

  • Durée

    34’

  • Effectif détaillé

    Flûte (aussi piccolo), hautbois, clarinette (2, aussi contrebasse), basson (aussi contrebasson), cor, trompette, trombone, percussions (3), harpe, piano, banjo, violon (2), alto, violoncelle, contrebasse

  • description

    Commande de l’Ensemble Orchestral Contemporain, avec le soutien du programme d’aide à l’écriture d’une oeuvre musicale originale, Ministère de la Culture

     

    C’est par un titre inspiré – et amusé – que Marc Monnet a choisi de répondre à la commande de Bruno Mantovani. Ti, ci, ti, ti, timptru trouve son origine dans la poésie du comique grec Aristophane qui tentait par ces mots d’imiter le son du marteau sur le métal. Le compositeur s’empare de cette citation pour composer une série de variations musicales sur le thème de ces onomatopées.

    « Il y a en effet dans le chant de certains oiseaux criards un petit retentissement métallique assez analogue à celui d’un métal sonore qui tinte sous le battant ou sous le marteau. Nous en citerons un autre exemple sous le vers 17, au mot pi— ntai. De tinnz’re, se sont formés diminutivement, ou pour d’autres acceptions imitatives, tintinnire, tintinare, tinnitare, tinnz‘nere, qui est ici la leçon la plus généralement suivie. D’autres éditions ont écrit timpanet, Bærius tinnz‘at, Burmann et Wernsdorf ’ tinnipet. Schott a préféré tinnitet, mais il n’est pas probable que le poète se soit servi deux fois du même vocable à quatre vers de distance.nLe son primitif est bien conservé dans ce vers factice d’Aristophane : Ti, ci, ti, ti, timptru. » Charles Nodier, Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises, p.323