Effectif détaillé piano solo / flûte / hautbois / clarinette / basson / cor / trompette / trombone / 2 percussions / 2 violons / alto / violoncelle / contrebasse

Date de composition 1991 - 2009

Durée 16 minutes

Editeur L'ECRIT , éditeur

Ce concerto “Ne la città dolente” qui se réfère à L’ENFER de Dante à été créé par les douze finalistes du Concours Reine Elisabeth de Belgique en 1991 dans une version grand orchestre. (“Per me si va ne la città dolente, per me si va ne l’etterno dolore, per me si va tra la perduta gente”.)

A l’exemple de compositeurs qui ont fait deux versions de leur(s) concerto(s) -l’une pour orchestre, l’autre pour ensemble instrumental- je viens de réaliser cette version pour ensemble. Et, comme toujours, ce genre de réécriture confère une tout autre dynamique et expressivité à l’œuvre. Il s’agit donc bien d’une re-création, dont les 9 mouvements/variations sont :

I : Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure… (Chant I.1)
II : Un lieu où la lumière se tait… où la tourmente infernale, sans repos, mène les esprits avec rage : les tourne, les heurte, les harcèle… (Chant V.31)
III : Je vis des démons avec de grands fouets qui les battaient cruellement… (Chant XVIII.35)
IV : Hier hommes, aujourd’hui broussailles… Du bois brisé sortaient tout à la fois mots et sang… (Chant XIII.37)
V : Nus, harcelés par des guêpes et des mouches qui rayaient leurs visages.
(Chant III.65)
VI : La forêt était pleine de chiennes noires, affamées, qui le déchirèrent membre à membre… (Chant XIII.125)
VII : Je vis un effroyable tas de serpents, d’étranges espèces, que le souvenir m’en gèle encore le sang… (Chant XXIV.82)
VIII : Dolentes, les ombres étaient dans la glace, claquant des dents à la manière des cigognes… (…mettendo i denti in nota di cicogna…) (Chant XXXII.35)
IX : Et de là nous sortîmes et revîmes les étoiles… (Chant XXXIV.139)

C’est bien après avoir fini d’écrire la musique que je me suis préoccupé de lui donner un sens… J’ai donc commencé à chercher les mots, les phrases qui collaient le mieux à la musique écrite jusqu’à trouver les neufs phrases précédentes.