Effectif détaillé soprano / flûte / clarinette basse / cor / trompette / trombone percussions/ 2 percussions / piano et clavier midi / harpe / 2 violons / alto / violoncelle / contrebasse

Création EOC 

Date de création 2011

Date de composition 2010-2011

Durée 18 minutes

Editeur Billaudot

Commanditaire commande d'état

Création le 24 Septembre 2011 au Kursaal de Besançon

KARAKURI POUPÉE MÉCANIQUE SUR UN TEXTE DE ONDREJ ADAMEK

POUR VOIX ET ENSEMBLE INSTRUMENTAL

AVANT-PROPOS

Pièce inspirée par les Poupées mécaniques japonaises (Karakuri Ningyo) de l’époque d’Edo (début de 19e siècle), par leurs aspect naturel, presque humain, leurs mécanisme d’horloge très détaillé mais aussi par leur créateur.
Textes de compositeur en tchèque et en français avec quelques mots en japonais.

La pièce consiste de quatre mouvements.
Pour le premier mouvement, le point de départ a été ma vision de Hisashige Tanaka, le créateur des poupées qui, devant son miroir est en train de faire les poses de jeun archer pour rendre son mécanisme le plus humain et le plus parfait possible. La partie de la voix est aussi pantomimique et l’ensemble joue un rôle du miroir. Dans ce mouvement, il y a très peu de texte, (des mots en français : gesttttte, justtte, tttttire, flèche chevauche flèche, vise la cible…) Deuxième mouvement est une liste en français très détaillée des segments de mouvements que la poupée doit exécuter, la voix est parlée dans un rythme rapide de la parole, l’ensemble double les phonèmes le plus fidèlement possible (segment un : bras droit vers l’avant, segment deux : tête tourne, segment trois : l’avant-bras droit d’un mouvement brusque tombe sur la flèche………)
Le troisième mouvement est construit autour des mots tchèques très rapidement répétés qui, en diminutif (d’où l’omni-présence du phonème « tsch ») signifient des pièces détachées du mécanisme de la poupée (kolečko kolečko kolečko kolečko, matička matička matička matička, osička osička osička osička…..). Cela vient d’une image d‘une très grande concen- tration, voir obsession de créateur par chaque minuscule particule de mécanisme de poupées. Quatrième mouvement est très rythmé et mécanique, c’est déjà la poupée aboutie en mouve- ment. Le texte est en grand partie en tchèque, juste au milieux en français (poupp pp pé mecccanique méccanique….). Les rôles seront renversés. Le mécanisme devient le mètre et son créateur perd son contrôle, il se laisse dépassé, voir détruire par son propre œuvre. L’échantillonneur joue des bruits diverses des mécanismes, les instruments aussi.

Dans la pièce, particulièrement dans son 2e et 4e mouvement, les instruments imitent des phonèmes prononcés par la voix. Il est très important que l’ensemble travail sur les couleurs, les dynamiques et les articulations par rapport au texte qui est prononcé soit en même temps, soit en décalage. Le simple choix des instruments à percussion est très important.

La cymbale sizzle corresponde au phonème « s ». La cymbale chinoise corresponde au phonème « sch ». Si le percussionniste préfère, il choisi une autre cymbale.
L’œuf (petit maracas) corresponde souvent au « t » très court, non-aspiré.
Les castagnettes et le mukubio corresponde souvent au « k ».

Les slaps de la flûte, aussi les slaps de la clarinette où les pizz. des cordes correspondent souvent au « t ».
Les slaps des cuivres correspondent souvent au « b » ou « p ».
Le chef d’orchestre devrait, en travaillant la partie instrumentale de cette pièce, d’être toujours conscient des phonèmes de la partie vocale.