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2016
création mondiale

Le syndrome de Stendhal

pour ensemble et électronique
Effectif détaillé
flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, trombone, 2 percussionnistes, piano, harpe, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, électronique
Durée
20 min
Date de création
24 Janvier 2017 - Théâtre de la Renaissance - Oullins - France

Dans le prolongement de sa résidence à la Villa Médicis, Geoffroy Drouin reprend son carnet de voyages à travers l'Italie, jalonnés de découvertes intimes avec les œuvres du passé, relues à la lumière de préoccupations personnelles contemporaines.

« L’oeuvre retrace l’expérience que j’ai pu avoir avec les fresques de Fra Angelico du couvent San Marco à Florence, et plus particulièrement la fresque d'une des cellules monacales déclinant avec un dépouillement singulier le thème de l'Annonciation. Peinte in situ à même le mur d'une étroite cellule, la scène invite à une expérience intime et radicale avec celui qui s'y aventure. La tension des corps représentés murmure un dialogue irréel, on se surprend à tendre l'oreille pour tenter de mieux percevoir le silence irradiant de la fresque. »

La musique reprend ainsi les thèmes déployés dans la peinture : dialogue intime, corps tendus vers le murmure de la parole, jeux de lumière et de couleurs. Autour d’un travail sur la modulation de fréquences, l’électronique déploie tout un vocabulaire de cloches virtuelles. Elles s’affirment tour à tour comme percussions résonnantes ou nappes harmoniques vibrant et réagissant en temps réel à l’ensemble instrumental. Les jeux de lumières et de couleurs sont quant à eux traduits par l’utilisation de différents spectres harmoniques et inharmoniques et l’exploration de leurs différents registres.

À l’instar de ce moment singulier vécu dans la cellule du couvent, la musique retranscrit dans son propre langage ce qu’elle peut rendre compte de cette expérience intime, tout en l’enrichissant de sa propre histoire.